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Du futur de la publicité sur mobile

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J’ai récemment installé Foursquare sur mon Blackberry. Foursquare c’est cool. Pour faire simple, à chaque fois que vous vous rendez dans un lieu (un jardin, un supermarché, un bar, un club de strip-tease, comme vous voulez), vous pouvez vous check-in (signaler que vous êtes dans ce lieu). Vous gagnez des points à chaque check-in. Si vous êtes la personne la plus présente dans ce lieu (vous avez check-in plus que tous les autres), vous devenez maire du lieu. Evidemment, vous pouvez ajouter vos amis, et voir ce qu’ils font et où ils sont. Vous pouvez aussi rencontrer les habitués des lieux que vous visitez. Et Foursquare stipule que lorsque vous êtes maire d’un lieu, vous obtenez un traitement de faveur – cela reste à vérifier.

Foursquare est actuellement peu répandu – à peu près 250 000 utilisateurs, soit à peu près ce que n’importe quelle application Facebook suffisamment bien connecté obtient en moins de deux semaines. Ce service existe depuis un an et est développé sur presque tous les systèmes d’exploitation mobile (iPhone, Blackberry, Android, Windows Mobile, et même Palm). On connaît des tas de concurrents, comme BrightKite ou Aka Aki, qui permet de faire la même chose mais sans le côté “je gagne des points, tous mes amis sont trop jaloux, je suis un des cools“. Autant dire que la durée de vie de BrightKite/Aka-Aki est bien limitée, contrairement à celle de Foursquare. On l’a déjà dit: Foursquare est fun.

Ce que vous devez savoir sur la publicité sur mobile

Google a révolutionné la publicité sur le web. Il donne aujourd’hui une raison de vivre à des millions de sites internet. Avant, la publicité était vendue comme de la viande : au poids. Je me souviens même de l’époque où on était payé par pages vues. C’était clairement incohérent. Et personne n’y trouvait son compte : les annonceurs ne voulaient pas vendre de la publicité à des gens que cela n’intéressaient pas, les visiteurs ne voulaient pas voir des publicités pour des casinos sur des sites chrétiens, et les webmasters ne voulaient pas faire fuir les visiteurs avec de la publicité criarde. Google AdSense/AdWords est arrivé, et ils continuent à proposer le meilleur modèle de publicité sur Internet – jusqu’à ce que Facebook utilise les informations qu’ils ont sur vous pour encore plus cibler la publicité. Google a évidemment porté son modèle publicitaire sur les téléphones mobile.

Apple a récemment sorti iAd, qui se voulait être le parfait modèle pour la publicité sur mobile. iAd ressemblait plus à un nouveau pied-de-nez destiné à Adobe. Pour résumé, c’est de la publicité enrichie. Avant, grâce à AdSense/AdWords, vous n’aviez le droit qu’à un nombre limité de caractères et un lien vers votre site. Vous pouviez créer votre publicité en dix minutes et pour un budget minuscule. iAd propose d’enrichir cette expérience en insérant dans les applications mobile un encart qui, une fois qu’on clique dessus, lance une mini application à l’intérieur de l’application. Cette mini-application peut faire tourner un mini-jeu ou une bande-annonce par exemple. C’est super, mais c’est très loin d’être une révolution, et c’est très loin d’être suffisamment réfléchi. Vous pouvez voir la présentation de Steve Jobs en cliquant ici.

Qui dit publicité enrichie, dit publicité destinée à des gens qui ont les moyens de l’enrichir. La puissance de AdWords reposait sur la possibilité pour n’importe quelle entreprise, quelle qu’en soit sa taille, de faire de la publicité. C’était une véritable révolution pour les petites et moyennes entreprises, qui ne pouvaient pas se payer des spots à la télévision ou dans les magazines pour la plupart. iAd revient en arrière, oublie complètement la longue traîne, en proposant de la publicité à gros budget. Des publicités qui coûteront plus cher à faire, plus cher à répandre.

Comment Foursquare a la possibilité de révolutionner la publicité sur mobile

Foursquare est gratuit et ne gagne pour l’instant pas un sou. Si vous avez un commerce, vous pouvez même obtenir gratuitement des statistiques détaillées sur les gens qui sont venus, et donc sur votre public. Evidemment, comme peu de personnes connaissent Foursquare, les commerces ne cherchent pas à savoir qui va chez eux. De plus, ils n’ont parfois par la main sur leur commerce, puisque n’importe qui peut créer un lieu si ce lieu n’est pas encore référencé par Foursquare.

Foursquare aura bientôt une base de données bien plus complète que Google Maps sur les commerces et les lieux, car cette base de données est constituée par les utilisateurs. Sur Google Maps, vous devez être propriétaire du lieu pour le référencer. Soyons sérieux, la plupart des commerces ont du caca dans les yeux et ne voient même pas l’intérêt d’être référencés dans Google Maps.

Foursquare a aussi toutes les informations dont il a besoin sur vous: la liste des choses que vous aimez faire, la liste des lieux où vous êtes allés, et votre position. Après un peu de réflexion, on imagine très bien que Foursquare sera bientôt capable de nous proposer un endroit parfait pour diner : un endroit près de votre position, correspondant à vos goûts, qui ont été définies par vos lieux favoris. Adieu Zagat.

Pour l’instant, on voit mal comment la petite équipe de dix new-yorkais pourraient gagner de l’argent. Pourtant c’est simple et logique : Fourquare a une relation particulière avec ces commerces de proximité, puisqu’elle leur offre des outils statistiques sur leurs visiteurs. Vous savez, ces commerces de proximité que iAd/AdWords oublient. Ils ont un faible budget publicitaire, mais ils sont tellement nombreux. Une faible somme multipliée par des milliers de millions cela fait un sacré paquet d’argent au final.

Il serait simple de leur vendre de la publicité au sein de Foursquare. Imaginons que vous ayez récemment check-in dans un bar, et que vous soyez à proximité d’une boîte de nuit qui a un contrat publicitaire avec Foursquare. Foursquare pourrait vous proposer de finir la soirée dans cette boite de nuit. Si vous décidez de vous rendre dans cette boite de nuit, et que vous le signalez sur Foursquare par check-in, Foursquare se tient responsable de votre venue et touche une somme d’argent.

Foursquare semble le candidat idéal pour lancer cette publicité sur mobile géolocalisée sans déplacer des montagnes car il entretient une relation particulière entre les clients et les commerces. C’est sans doute pour cela que Yahoo a proposé de les racheter pour la somme scandaleuse de $100 millions, ce qui n’est rien comparé au milliard et demi proposé par Google à Youtube. Foursquare n’a pour l’instant aucun modèle économique, tout comme Youtube à l’époque. Pourtant, celui de Foursquare semble bien plus facile à mettre en place que celui de Youtube, qui n’est toujours pas viable à l’heure actuelle, deux ans après le rachat par Google.

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De la notation de contenu sur Internet

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L’autre jour j’ai lu un article dans le TIME – à l’occasion de la sortie de l’iPad –, où Jonathan Ive racontait que chez Apple ce qu’ils cherchaient à faire ce n’était pas de reproduire tout ce que les autres font, mais de prendre ce qui était important d’avoir, et de l’adapter de façon que ce soit agréable à utiliser. Cet article n’est pas un article sur Apple.

J’aime beaucoup ce que Jonathan Ive raconte. Cela me rappelle un conseil que j’avais donné à l’époque où je travaillais pour LeMagIT : ne pas mettre en place de système de notation sur les articles. Ils ne l’avaient pas suivi.

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai une nature de développeur qui compte en 0 et 1 (une fois j’ai fait croire à une de mes amies que nous avions des claviers avec deux touches seulement – pour programmer plus vite), mais il m’est quasiment impossible de déterminer si j’aime un peu, beaucoup ou pas du tout un article, une vidéo, une image, bref : du contenu.

La notation, c’est bien trop délicat. Du coup, parfois, je me force à diviser les étoiles qui nous sont données. Par exemple, sur Allociné, j’ai un système de notation sur quatre étoiles. J’ai donc sous-divisé chacune des quatre étoiles : réalisation, scénario, bande original, et acteurs. Après, je n’ai plus qu’à attribuer soit 1 soit 0 à chacun de ces groupes en fonction de mon degré de satisfaction. Cela marche plutôt bien.

Evidemment, il est impossible de déterminer qui a instauré cette règle de noter tout à tout va sur Internet. Youtube y est surement pour énormément – c’est souvent le modèle parfait du site web 2.0. On peut noter ses vidéos sur 5 étoiles, ce qui fout en l’air mon système de notation Allociné.Comme le stipule un article dans le dernier numéro de Wired: 87% des gens mettent 5 étoiles, 8% des gens mettent 0 étoile. On a quasiment rien entre les deux. On peut en déduire deux choses: la majorité des gens ne notent que quand ils sont contents, et ils ne cherchent pas à comprendre si ils sont complètement contents ou à moitié.

Facebook l’a bien compris, car ces gens sont intelligents (contrairement àYoutube et eBay, qui sont de pauvres ergonomes et manquent clairement de matière grise) : soit on aime, soit on se tait. Et YouTube a fini par suivre, puisque qu’ils ont abandonnés leur système de notation. Maintenant, c’est à votre tour!

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De la tarification de l’iPad

Je n’ai actuellement rien lu au sujet de la tarification iPad. Pourtant, il y a des choses à en dire.

A l’heure où j’écris, nous n’avons aucune information sur le prix en France de l’iPad. J’en ai parlé récemment avec monsieur-tout-le-monde, qui m’a rappelé que la différence du prix d’un iPod entre la France et les Etats-Unis était très importante et que cela serait surement le cas pour l’iPad. J’en ai profité pour lui rappeler que c’était à cause de notre taxe sur la copie privée, qui impose que sur chaque lecteur MP3 vendu, l’Etat touche aux alentours de 20€. Cela explique en partie pour l’iPod est bien plus cher ici. En partie seulement.

Le problème avec l’iPad, c’est que ce n’est pas un iPod. Alors bien évidemment, c’est un gros iPhone, et l’iPhone est taxé à la même hauteur que l’iPod. Mais c’est aussi un ordinateur, ou presque, puisque Steve Jobs lui-même situait l’iPad entre l’iPhone et l’ordinateur. Est-ce que l’iPad sera taxé comme un téléphone, ou comme un ordinateur? Ou encore mieux: comme une carte mémoire? Qui sait.

Ce qui m’a particulièrement intrigué c’est la tarification de l’iPad aux Etats-Unis. Son modèle Wifi + 3G (qui permet donc juste d’accéder à Internet par la 3G) est bien bien bien plus cher que la version Wifi: $129 plus cher. Bien plus cher que le prix d’un module 3G. Admettons. Il est vendu avec une carte SIM AT&T, et après libre à vous de vous abonner (pour $30 par mois pour l’illimité) et de vous désabonner, à la volée, sans engagement, chaque mois.

The iPad looks like an iPhone built for the supersize inhabitants of Pandora

Steven Levy for Wired Magazine

Evidemment, c’est une mauvaise idée de la part d’Apple. Ils auraient du copier/coller le modèle qu’ils ont appliqués à l’iPhone: votre opérateur téléphonique l’achète plus cher que vous ne lui rachetez, il se fait une marge sur le prix du forfait spécial iPhone chaque mois auquel vous avez souscrit à l’achat. D’après moi, l’iPad 3G + Wifi doit être au même prix que celui exclusivement Wifi, et Apple devrait se rattraper sur la vente des forfaits.

Alors évidemment – pour ceux qui me suivent, vous allez me dire que si ça se trouve l’utilisateur ne va pas utiliser la 3G du tout, ou ne va l’utiliser qu’un mois. Dans le premier cas: pourquoi prendrait-il un iPad 3G si ce n’est pour l’utiliser? Et dans le second cas: ok, effectivement, il se peut qu’il ne paye qu’une fois $30, et alors? Certains payeront pendant des années entières $30, et compenseront largement les utilisateurs qui ne payent que pour un mois. On a déjà vu des modèles économique plus risqués!

La vérité c’est que Apple vend son iPad 3G + Wifi plus cher, car il le peut. Les gens l’achèteront de toute façon. Et c’est bien cela le problème.

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De mon amour pour les statistiques

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis complètement amoureux des statistiques. J’adore ça. J’aime aussi la façon dont on représente les statistiques, mais on y reviendra plus tard.

J’aime aussi pas mal la musique. Visiblement le mec qui a fait My City vs. Your City est un mec comme moi. Il propose de faire des statistiques grâce à last.fm sur ce que les gens écoutent dans une ville comparée à une autre. This is genious!

Alors évidemment mon premier but c’est de savoir ce qu’ils écoutent à Guangzhou en Chine, par rapport à ce qu’on écoute à Paris. Sans surprise, le top pour eux c’est Lady Gaga. Mais ça on le savait déjà.

N’hésitez pas à jouer avec My City vs. Your City donc.

J’ai une série d’images statistique que je n’ai pas encore diffusé, je vous les joins pour le lol.

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I had a boyfriend who told me I’d never succeed….and that he hoped I’d fail. I said to him, ‘Someday, when we’re not together, you won’t be able to order a cup of coffee at the f-ing deli without hearing or seeing me.

Lady Gaga

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Le filtre « Soap in the water »

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En ce moment c’est pas mal la mode du filtre que j’aime appeler « Soap in the water ». Essayez de mettre du savon dans votre bain, vous obtiendrez le même effet IRL. Ou sinon prenez le soleil en photo, votre photo aura probablement le même ton.

J’ai trouvé l’article d’un mec — surement un espagnol, les espagnols aiment particulièrement ce filtre, ça leur rappelle Barcelone — qui expliquait comment appliquer ce filtre à ses photos grâce à Photoshop, parce que évidemment ses photos n’ont pas cette teinte particulière d’office.

Donc j’ai essayé son trick Photoshop, ça marche plutôt bien! Voici les étapes:

  1. On crée une nouvelle image des proportions qu’on souhaite pour notre photo
  2. On copie-colle la photo sur laquelle on souhaite appliquer le filtre, et on la redimensionne ( + T ou Ctrl + T) correctement
  3. On crée trois nouveaux calques, qu’on remplit avec trois couleurs différentes dans cette ordre: #faabb0, #3e2b4e et #f6f694 (on appelle respectivement ces calques: rose, bleu, et jaune)
  4. On met comme opacité 25% (rose), 100% (bleu) et 50% (jaune)
  5. On change le type de ces calques: superposition (rose), exclusion (bleu) et produit (jaune)
  6. Si vous n’êtes pas complètement satisfait du rendu vous pouvez jouer avec le paramètre Fond des calques.

Je vous ai fait un exemple de comparaison:

Après, à vous de sauvegarder le PSD, et de remplacer l’image originale par celle que vous voulez, pour que ce soit plus rapide à l’avenir.

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De l’achat d’un produit Apple

Acheter un produit Apple est toujours un casse-tête. Enfin, sans doute pas pour la plupart des gens, mais pour ceux qui s’intéresse un minimum, c’est difficile de savoir quand Apple va renouveler ses gammes. Ce genre de réflexion évite d’acheter un nouvel ordinateur et qu’une semaine plus tard Apple sorte le même ordinateur en 10x mieux et en 15x moins cher (oui, c’est sans doute pas aussi marqué, mais pas loin).

Quand Apple décide de sortir un nouveau produit ou d’en renouveler un ancien, tous les journalistes sont convoqués pour une keynote la semaine d’après. Donc on ne sait au maximum qu’une semaine à l’avance qu’un produit va être renouvelé. Un vrai casse-tête, je vous dit.

Alors j’ai dans mes bookmarks un Buyer’s Guide. Des mecs s’occupent de calculer le cycle moyen de renouvellement de la gamme d’ordinateur — ou de iPods — qui vous intéresse, et vous indique depuis quand cet article n’a pas été renouvelé. Du coup, il peut vous déconseiller de l’acheter en fin de cycle. C’est assez ultime.

Buyer’s Guide sur MacRumors, pour trouver facilement la date d’achat de votre prochain produit Apple

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